Accueil

 

Dernières mises à jour du site

S'inscrire à la newsletter

Laisser un commentaire

Témoignages

 

LES MEMBRES DU COLLECTIF

Pourquoi ce collectif ?

Ses membres

Pourquoi soutenir le collectif ?

Pour soutenir le collectif

 

LA LÉGISLATION ACTUELLE EN FRANCE

Synthèse - Description

~~~~~~~~

Loi n° 99-5 du 06/01/1999
Arrêté du 27/04/1999

Décret n° 99-1164 du 29/12/1999

~~~~~~~~

Épisode 1 :  juin 2006 - mars 2007

Loi n° 2007-297 du 05/03/2007

Décret n° 2007-1318 du 06/09/2007

~~~~~~~~

Épisode 2 : août 2007 - juin 2008

Loi n° 2008-582 du 20/06/2008

Ses décrets d'application

Liste vétérinaires évaluateurs

Données concrètes sur l'évaluation

Liste des formateurs agréés

Données concrètes sur la formation

~~~~~~~~

Cas des animaux mordeurs ou griffeurs

Actualité juridique diverse

Foire aux questions

 

LA LÉGISLATION DANS LES AUTRES PAYS
Belgique
Pays-Bas
Grande-Bretagne
Luxembourg
Italie

Allemagne

 

VEILLE PRESSE

En France

Dans les autres pays

 

BILAN DE TELLES LEGISLATIONS

Pour les races concernées

Sont-elles fondées ?

Sont-elles efficaces ?

 

ÉTAT DES LIEUX DES MORSURES
Combien de morsures ?
Quelles sont les victimes ?
Dans quelles circonstances ?
Quelles races impliquées ?

 

CAUSES IDENTIFIABLES
Mauvaise socialisation du chien
Mauvaise éducation du chien
Mauvaise information des maîtres
Mauvaise information des victimes

 

SOLUTIONS ALTERNATIVES

Pour bien comprendre

En savoir plus

Mesures législatives à envisager

Mesures informatives à envisager

Autres mesures à envisager

Expériences réussies

Une autre vision

 

BIBLIOGRAPHIE ET LIENS

Bibliographie

Liens

 

Contact :

info@against-bsl.eu




LES SOLUTIONS ALTERNATIVES

Pour bien comprendre

 

"Qu'est-ce qu'un chien ?" par Patrick LE DOEUFF, membre du 4C.

 

Tout le monde en parle, l’imagine… poilu, méchant, gentil, de famille, de compagnie, de garde, sportif… hiérarchie, domination, soumission, dressage, éducation… mais réellement, qui le connaît au delà des clichés habituels, qui le comprend au delà des aboiements, des ordres, du conditionnement dont aussi beaucoup parle sans en détenir vraiment les tenants et aboutissants…

 

Il ressort un point commun à toutes ces nominalisations : le chien ne vit pas seul. Il vit en relation avec un environnement qui peut être canin mais aussi et surtout humain.

Faudrait-il autrement l’affubler de tout un cortège de qualificatifs, d’intentions à son égard quand ce n’est pas à son encontre !

 

Dogue argentin 

 

Retenons un mot parmi tous ceux cités ci-dessus : hiérarchie.

La hiérarchie, sous quelque forme qu’elle soit et à quelque organisation qu’elle s’adresse, est symbolique d’une organisation sociale. Ce mot met en évidence le principe de relation entre les individus, d’influences réciproques, de conscience individuelle, d’identité d’espèce, de la présence d’une psychologie individuelle, sociale, collective.

 

Ces notions sont inaliénables de la réalité canine. En soustraire le chien consisterait en un déni de l’espèce, un reniement de tous les concepts sociaux de celle-ci et aboutirait inexorablement en une humanisation de l’animal à l’origine de la grande majorité des « troubles du comportement », des abandons voire des euthanasies.

 

Cette aliénation s’affiche dans la volonté de « rééduquer » l’animal, de le destiner détenteur d’un symptôme alors qu’il n’est que le révélateur du dysfonctionnement « canin » du groupe auquel il appartient. Cette déclinaison « behavioriste » révèle la conception anthropocentrée et anthropomorphique de l’être humain qui, selon lui, serait seul à développer des processus mentaux tels perception et traitement de l’information, capacité à effectuer des choix, vivre des émotions allant jusqu’aux conversions somatiques ou psychosomatisations.

L’animal est dans une tentative d’adaptation qu’il convient de cerner comme une réponse aux pressions d’un environnement inadéquat et non pas comme le commencement d’un trouble dont il serait à l’origine et responsable !

 

La hiérarchie et le positionnement de chaque individu par rapport à un autre nous touche et ce lien à notre compagnon est insuffisant pour établir une relation respectueuse. Toute la vie de l’homme est ainsi organisée depuis notre premier jour d’école où l’on nous apprend à être le meilleur, à être mieux que le petit voisin, à obtenir diplômes et autres satisfecit.

 

Nous ne pouvons pas ne pas projeter notre conception d’un monde aussi fortement ancrée en nos personnalités sur le monde animal. L’anthropocentrisme de l’homme émerge alors dans une relation où son espèce est positionnée centrale et hiérarchisée dominante au regard de toutes les autres. L’anthropomorphisme se manifeste à son tour accompagné et déterminé par toutes les meilleures raisons possibles, avec l’intention d’éduquer un chien et on invente des méthodes à tour de bras… pour le chien… qui pour vivre de façon sociable n’en a pas besoin puisqu’il a tout appris de sa meute originaire, et encore de « rééduquer » un animal qui ne fait que tenter de s’adapter à un mode de vie qui lui est imposer par un homme ne le connaissant pas, ne le comprenant pas, prétendant l’aimer, y être un passionné mais à partir de quoi ? De ce qu’est le chien ou de ce que l’homme s’imagine qu’il se trouve être ?

 

Notons que l’éducation canine facilite l’intégration d’un chien dans notre société. Il s’agit donc bien d’un processus intégratif imposé à un animal obligé de vivre dans un monde qui ne lui appartient pas, pour lequel, à l’origine, il n’est pas fait !

 

Le chien s’adapte à merveille à la société humaine, enfin dans une certaine mesure. Sa conception sociale l’autorise à vivre en groupe y compris dans une relation inter spécifique. Après avoir observé chiens ou loups nous définissons une structure sociale du sujet, considérant que nous le comprenons et qu’il va devoir s’adapter maintenant à notre façon de vivre ! Douce ineptie…

Le chien apprend à être chien et se développe correctement moyennant que ses relations à son environnement soit adaptées à l’essor d’une socialisation et d’une sociabilité correcte eu égard aux spécificité de la gente canine.

Constater une similitude dans les capacités d’adaptation de 2 espèces ou plus (ajoutons le chat…) ne signifie en rien qu’elles puissent cohabiter sans limite.

Le déterminisme du bien être, de l’harmonie de cette relation, ne repose pas sur les considérations « nombrilistes » de l’homme.

 

Ce dernier dispose d’une faculté extraordinaire : la parole.

La parole, symbole de l’abstrait et des représentations mentales non directement observables, pensées, émotions. Symbole d’une capacité à conceptualiser, à comprendre et intégrer ce qui nous différencie les uns des autres, les espèces entre elles. L’homme peut comprendre le chien à partir de mots et des représentations associées.

Le chien est incapable de réaliser cette prestation. Il ne nous percevra que « limité » à ce qu’il est et ne pourra jamais nous comprendre, nous concevoir selon un modèle social qui n’est pas le sien, ne pourra jamais intégrer notre monde émotionnel, l’univers de nos pensées.

Donner un ordre à son chien ne signifie pas qu’il comprenne le mot, et encore moins en avoir la maîtrise ! Il associe un son à un comportement, c’est tout. Un chien ne dispose pas de la représentation mentale de « assis ». Nous pouvons utiliser ce son pour le faire coucher ou revenir à son maître. Le son est un élément du conditionnement, lequel n’est qu’un mode de communication, d’apprentissage, qui dans bien des cas s’avère nocif (voire la prise en charge dramatique des troubles du comportements où un conditionnement au sens stricte du terme – éducation / dressage -  est totalement inapproprié !).

 

Notre capacité réciproque d’êtres sociaux et sociables fait que vivre ensemble est vraiment possible. Une condition cependant : que l’homme s’adapte à son animal à partir d’une saine compréhension de la nature du second dénuée d’un « amour humain »  occultant le respect dû à ce merveilleux animal alors filtrer par nos excès, nos attentes. Nous le projetterions alors dans le tourbillon des « troubles du comportement », ou le qualifions d’incompétence ou de tous les maux de la terre, qui ne seraient, en fait, que les nôtres.

Le chien est chien et le restera chien toute sa vie, que nous le voulions ou pas.

Il ne changera pas sa nature pour nos beaux yeux, ni parce que nous voulons le dominer, le hiérarchiser, le dresser, l’éduquer, l’aimer… voire lui définir une nouvelle conception de son existence dans une négation de ses réalités sociales, relationnelles, par le déni de ce qui structure toute organisation de ce type, la hiérarchie, c’est à dire un éclatement de l’organisation de la société canine, comme de toute autre société. Car comment une vie en groupe peut-elle exister sans une ossature sur laquelle chacun trouve sa place en référence à ce qu’il est et aux autres, déterminant des attributions et obligations de tous et par la même de la pérennité de celle-ci ?

Il ne nous en « demande » pas tant… juste le respecter… pour ce qu’il est… comme chacun de nous aime à l’être…et à la justesse de cet investissement point de problème, point d’agressivité, juste un être sociable.