![]() |
||
|
Dernières mises à jour du site
LES MEMBRES DU COLLECTIF Pourquoi soutenir le collectif ?
LA LÉGISLATION ACTUELLE EN FRANCE ~~~~~~~~
Loi n° 99-5
du 06/01/1999 Décret n° 99-1164 du 29/12/1999 ~~~~~~~~ Épisode 1 : juin 2006 - mars 2007 Décret n° 2007-1318 du 06/09/2007 ~~~~~~~~ Épisode 2 : août 2007 - juin 2008 Liste vétérinaires évaluateurs Données concrètes sur l'évaluation Données concrètes sur la formation ~~~~~~~~ Cas des animaux mordeurs ou griffeurs
LA
LÉGISLATION DANS LES AUTRES PAYS
VEILLE PRESSE
BILAN DE TELLES LEGISLATIONS
ÉTAT
DES LIEUX DES MORSURES
CAUSES
IDENTIFIABLES
SOLUTIONS ALTERNATIVES Mesures législatives à envisager Mesures informatives à envisager
BIBLIOGRAPHIE ET LIENS
Contact :
|
Belgique : rien au niveau national ... mais des mesures existent au niveau local
Sommaire de présentation de la législation en Belgique :
- Présentation générale du régime belge
- Le chien en Belgique : quelques éléments chiffrés
- Évolution et état de la législation
* * * PRÉSENTATION GENERALE DU RÉGIME BELGE Afin de bien comprendre comment se construit la législation qui nous intéresse dans ce pays, il est nécessaire de faire un petit descriptif de son mode de fonctionnement. La Belgique
est une monarchie constitutionnelle et parlementaire.
C'est un état fédéral composé de trois régions (Flandre, Wallonie et Bruxelles) et de trois communautés (communauté flamande de Belgique, communauté française de Belgique et communauté germanophone de Belgique) qui ont une large autonomie. L'État fédéral est compétent dans tous les domaines d'intérêt national. Les gouvernements de chaque communauté (française, flamande et germanophone) sont responsables de la culture et de l'éducation, de l'aide aux personnes. Quant aux gouvernements régionaux (flamand, wallon et bruxellois) s'occupent des problèmes territoriaux et économiques. On comprend donc bien qu'il existe différents niveaux où il peut être légiférer, dans des domaines en théorie différents. * * * * LE CHIEN EN BELGIQUE : QUELQUES ELEMENTS CHIFFRES Que représente le chien en Belgique ? Les estimations les plus fréquentes font état d'environ 1.500.000 chiens. Ce chiffre est à rapprocher du nombre de naissances enregistrées chaque année par la Société Royale Saint Hubert : 23.000. Pour mémoire, les chiffres font état, en France, de 9.000.000 de chiens et d'environ 170.000 naissances enregistrées chaque année par la Société Centrale Canine. En ce qui concerne le nombre de morsures annuelles, les chiffres sont tout aussi difficiles à connaître qu'en France. Toutefois, en ce qui concerne la Belgique, une étude menée par le professeur NOLENS de la KUL, en 1999, faisait état de 35.000 à 40.000 personnes mordues chaque année (sur un total d'environ 10.000.000 d'habitants, soit un taux de 0,4 %). Une enquête santé réalisée en 2001(SPF Economie - INS (Enquête sur le budget des ménages) et Institut scientifique de la Santé publique) va jusqu'à citer une estimation de 0,9 % soit environ 93.000 personnes. * * * * EVOLUTION ET ETAT DE LA LEGISLATION Comme évoqué dans le premier paragraphe, le niveau le plus haut de "construction" de la législation en Belgique est le niveau fédéral.
Dans la veine de quelques autres pays européens, le ministère de l'Agriculture belge, avait pris, le 21 octobre 1998 un arrêté ministériel fixant une liste de 13 races de chiens dangereux : - american staffordshire terrier ;
- english
Terrier
Cet arrêté a été annulé par le Conseil d'Etat belge le 31 mai 1999 pour des raisons procédurales.
Il n'existe donc plus aujourd'hui de dispositions applicables au niveau national en Belgique.
Les seules initiatives aujourd'hui existantes pour lutter contre le problème de sécurité publique des morsures de chiens se trouvent donc au niveau local. En effet, la nouvelle loi communale de 1992 charge les communes "de remédier aux évènements fâcheux occasionnés par la divagation d'animaux malfaisants ou féroces".
Chaque bourgmestre peut donc prendre les mesures qu'il juge utile. Il est en effet l'autorité compétente pour prendre des mesures urgentes ou, par des ordonnances, prendre des mesures individuelles à caractère administratif.
Les mesures peuvent donc être très différentes selon les communes, de l'absence totale de réglementation particulière à l'interdiction pure et simple de telle ou telle race sur le territoire de la commune. Le bourgmestre dispose en fait d'un large éventail de possibilités.
Dans un article paru le 15 mai 2007 sur le site www.rtl.be, le président de l'union des villes et communes de Wallonie présentait d'ailleurs très bien ces possibilités. Il expliquait que, si le problème des chiens dits dangereux n'est pas neuf, les villes et communes de Wallonie disposent déjà de mesures leur permettant d'agir à ce niveau, soit préventivement soit à la suite d'une agression commise par un chien.
Le règlement
général de police de chaque commune peut déjà imposer des mesures
préventives concernant la détention d'animaux, comme l'obligation de tenir
les chiens en laisse, qu'ils portent une muselière ou qu'ils soient
inscrits sur une liste. Ces mesures, en cas de non respect, sont assorties
d'amendes administratives. « Mais il faut évidemment que les communes
aient les moyens d'appliquer et de contrôler ces mesures » précisait
Paul Furlan.
Depuis l'annulation de l'arrêté de 1998, plusieurs parlementaires belges ont malgré cela tenté des démarches de proposition de loi relative aux chiens dangereux qui serait applicable au niveau national : - DESTEXHE en 2000 ; - BROTCORNE et CHEFFERT en mai et octobre 2004 ; - BEKE en 2006. Ces propositions sont pour l'instant toutes restées à l'état de projet.
Il est à noter, pour la dernière d'entre elles, des développements qui sortent un peu des poncifs que l'on rencontre souvent. Ainsi, monsieur Wouter BEKE indique par exemple dans son argumentation que "la présente proposition veut rompre avec l'idée selon laquelle seules certaines races peuvent être dangereuses". Ce projet de loi définit : "un chien potentiellement dangereux est tout chien qui mord une personne ou lui cause une blessure grave". Toute notion d'appartenance raciale disparaît.
Il propose de créer une banque de données où seront enregistrés les accidents par morsure de chiens. Il serait fait obligation à toute personne susceptible d'en connaître de déclarer la morsure connue : policier, tribunal, assureur, médecin, infirmier, etc...
Ces données seraient ensuite communiquées au bourgmestre de la commune où l'accident a eu lieu, lequel pourrait alors imposer des mesures significatives, en concertation avec un expert vétérinaire. Le chien ainsi enregistré dans la base serait soumis à une période de surveillance.
|
|