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Témoignages

 

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LA LÉGISLATION ACTUELLE EN FRANCE

Synthèse - Description

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Loi n° 99-5 du 06/01/1999
Arrêté du 27/04/1999

Décret n° 99-1164 du 29/12/1999

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Épisode 1 :  juin 2006 - mars 2007

Loi n° 2007-297 du 05/03/2007

Décret n° 2007-1318 du 06/09/2007

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Épisode 2 : août 2007 - juin 2008

Loi n° 2008-582 du 20/06/2008

Ses décrets d'application

Liste vétérinaires évaluateurs

Données concrètes sur l'évaluation

Liste des formateurs agréés

Données concrètes sur la formation

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Cas des animaux mordeurs ou griffeurs

Actualité juridique diverse

Foire aux questions

 

LA LÉGISLATION DANS LES AUTRES PAYS
Belgique
Pays-Bas
Grande-Bretagne
Luxembourg
Italie

Allemagne

 

VEILLE PRESSE

En France

Dans les autres pays

 

BILAN DE TELLES LEGISLATIONS

Pour les races concernées

Sont-elles fondées ?

Sont-elles efficaces ?

 

ÉTAT DES LIEUX DES MORSURES
Combien de morsures ?
Quelles sont les victimes ?
Dans quelles circonstances ?
Quelles races impliquées ?

 

CAUSES IDENTIFIABLES
Mauvaise socialisation du chien
Mauvaise éducation du chien
Mauvaise information des maîtres
Mauvaise information des victimes

 

SOLUTIONS ALTERNATIVES

Pour bien comprendre

En savoir plus

Mesures législatives à envisager

Mesures informatives à envisager

Autres mesures à envisager

Expériences réussies

Une autre vision

 

BIBLIOGRAPHIE ET LIENS

Bibliographie

Liens

 

Contact :

info@against-bsl.eu


LES CAUSES IDENTIFIABLES

Une mauvaise socialisation du chien


L’activité d’éleveur n’est pas une activité qui supporte l’approximation. Produire une portée ne consiste pas à choisir des géniteurs au hasard (« tiens, je ferais bien saillir ma femelle par le mâle du voisin ») mais bien à faire un véritable travail de sélection afin de produire des chiens conformes au standard et d’une excellente stabilité.

Certains sont parfois tentés de se lancer dans « l’élevage » pour des motifs mercantiles et se soucient fort peu du devenir des chiens et de la race. Cette situation n’est pas acceptable.

En outre, dans les huit premières semaines de sa vie (temps qu’il passe chez l’éleveur, auprès de sa mère et de ses frères et sœurs) le chiot est dans une phase vitale dite de « socialisation ». C’est là qu’il est censé découvrir la vie et tous les stimuli de ce monde extérieur si nouveau, qu’il forge son « caractère ». Élever des chiens dans une cave ou au fond d’une grange, c’est le priver de cette découverte et, de fait, vendre un chien non socialisé, ne disposant pas de l’équilibre normalement acquis à cet âge. Un chien mal socialisé peut développer des troubles comportementaux qu’un maître, qui plus est éduquant mal son chien, aura du mal à corriger.

Quelques développements apportés par Françoise BIVEL :

Le manque de socialisation avant deux mois, ainsi que dans son jeune âge, sont préjudiciables à l'avenir du chiot et sont un facteur de risque de morsures.

Ce point est très important lors de votre recherche de chiot, ne pensez pas que votre amour et votre aide peuvent remplacer ce qui n'a pas été vécu au bon âge. Votre chien souffrira moralement pendant sa vie quoi que vous fassiez, et il présentera un risque pour son entourage.

Un chiot doit passer deux mois avec sa mère (des chiots ne doivent pas vivre entre chiots et sans adulte), mais aussi au contact d'être humains variés, c'est ce qu'on appelle la "période de socialisation" (voir à ce sujet la rubrique "pour bien comprendre"). Les manques avant deux mois sont irréversibles. Un chiot doit avoir reçu suffisamment de stimuli d'un monde extérieur varié et le préparant à son futur cadre de vie

Un manque de socialisation entraîne une extrême sensibilité à l'environnement et de la peur, source de réactions de défense. Il est donc très important d'acquérir un chiot déjà non peureux et habitué à entrer dans une maison, accoutumé à ses bruits tels que la télévision et l'aspirateur.

Que ce soit par ignorance et manque d'expérience, ou par impossibilité dans un grand élevage, la personne qui élève des chiots porte une grande responsabilité. Il y a encore bien trop de chiots peureux, et bien trop de personnes qui croient normal d'acquérir un chiot peureux parce qu'il doit soit disant d'habituer.

 

                                 Chiot mâtin de Naples

Quand vous avez acquis un chiot bien élevé, il est de votre responsabilité de continuer ce travail en l'élargissant progressivement, de façon à habituer votre chiot à des environnements variés, sinon il risque de se désocialiser. Attention à ne pas en faire trop d'un coup non plus, il faut d'abord faire le point de ce que connaît le chiot. Si vous habitez la campagne, vous devez emmener votre chiot en ville par exemple. Si vous n'avez pas d'enfants, vous devez néanmoins l'y habituer.

Cette prévention est le seul moyen d'avoir un chien capable de vivre sans un stress excessif. C'est à la fois une prévention en faveur de l'être humain, mais aussi une question de protection animale.

Un chien qui a peur peut paniquer et ne se contrôle plus, submergé par ses émotions, même son maître peut ne plus être entendu. Le chien est comme dans un autre monde, il est comme absent.

Certaines situations, vécues comme normales et ordinaires par certains chiens ne peuvent pas être supportées par d'autres, qui vont se sentir agressés alors qu'ils ne le sont pas. Un chien peureux par manque de socialisation va développer une sorte de paranoïa, il va se sentir agressé alors qu'on ne lui veut aucun mal, et rien ne pourra lui faire comprendre le contraire.

Si vous voulez élever une portée, même une seule, adressez-vous à un professionnel du comportement pour vous faire aider, car cela demande des connaissances précises.